22.3.03

critique

Bel article de Philippe Lançon (celui qui inspira Miossec avec son "Tout brille, tout luit, mais rien ne brûle") paru dans Libération jeudi dernier. En état critique, sur l'état critique de la critique. [lire]

21.3.03

destruction

L'Irak possède encore des armes de destruction massive, des armes chimiques ; ce fut l'un des motifs de guerre avoué par le triumvirat belliqueux, Etats-Unis, Royaume-Uni, Espagne. A voir la résistance de l'armée irakienne en ces premiers jours de conflit, on est en droit d'en douter. Et l'on peut s'en réjouir. Ainsi, il viendrait presque à quelques "pacifistes" l'idée que les inspecteurs ont parfaitement mené leur mission, désarmer l'Irak, et que cette guerre, à tout bien considérer, n'est pas si légitime que ça. A cela, les partisans d'une intervention militaire répondent : nous voulons renverser le sanguinaire régime de Saddam Hussein, libérer le peuple irakien. Bah ouais. Permettez-nous encore de douter de vos bonnes intentions. L'histoire, cette science longue et difficile polluée en amont par la propagande et en aval par la révision, nous le dira. Peut-être.

Comprenons que le XXIe siècle naissant, comme le XXe siècle pourrissant, aime les armes de destruction pourvu qu'elle ne soit pas massive (la destruction). Taquins, nous poserons encore ces questions : quel pays fit l'emploi de bombes nucléaires au Japon ? de bombes au napalm au Vietnam ? de missiles à l'uranium appauvri au Kosovo ?

20.3.03

contact

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information / désinformation

Le ministre irakien de l'Information, Mohammed Saïd al Sahaf, a déclaré : "Un civil irakien est mort en martyr et plusieurs autres ont été blessés dans les raids aériens". S'il avait voulu mentir, ce n'est pas d'un, mais de cinq, dix, vingt martyrs qu'il aurait annoncé la mort ; un civil a donc péri à Bagdad, sous les bombes américaines. Le premier.
Le même Sahaf : "J'entends dire que nous avons tiré des missiles Scud sur le Koweït. Je tiens à vous dire que nous n'avons pas de missiles Scud et que j'ignore pourquoi ils ont été tirés". Dans ce jeu à trois, qui ment ? l'état-major états-unien, l'administration irakienne, les journalistes ? Que signifie le "j'ignore pourquoi ils ont été tirés" ? N'est-ce pas une formule étrange, après avoir dit que l'Irak ne disposait pas de missiles Scud ? Là encore, qui ment ? Sahaf ? Le traducteur ? Le journaliste qui retranscrit la déclaration du ministre ? L'agence Reuters qui relaie l'information ?

c'est la guerre

Aux militaires états-uniens, on souhaite de viser juste ; juste, c'est-à-dire avec justesse, mais aussi et surtout avec justice.

On craint (ici, il faudrait sans doute citer nos sources, mais puisque les journalistes professionnels ne le font pas, parlent au conditionnel, se comportent en service de presse des puissants, on ne va pas être trop exigeant, à tout le moins en ce début d'aventure, avec notre weblogger) que des armes à l'uranium appauvri, des armes nucléaires à faible portée, des trucs encore plus sale que les armes conventionnellement utilisées, le soient en cette campagne. Si l'armée états-unienne rencontrait un quelconque obstacle, si le conflit durait plus longtemps que prévu, dans le cas possible où cette guerre s'enliserait, l'état-major de M. Bush n'hésiterait pas une seule seconde. Quand les morts seront enterrés, il faudra analyser froidement le rôle, la place, la fonction et la nature de "la plus grande démocratie du monde".

en construction

Il faudra attendre encore quelques jours avant qu'[en]thalpie ne brûle de tous ses feux. Ici, nous parlerons de musique, littérature, cinéma, télévision, radio, presse. Nous parlerons d'amour, de haine, de paix et de guerre. Surtout de guerre, par les temps qui courent.

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