17.7.03

| la grande boucle est bouclée |

Prenez Rumsas, cycliste inconnu du grand public jusqu'à l'année dernière. Troisième du Tour de France de Jean-Marie Leblanc. Les contrôles anti-dopage ne donnent rien, on l'applaudit. Sa femme se fait arrêter à la frontière franco-italienne quelques jours après la fin de la compétition, le coffre de l'automobile chargé comme une pharmacie. On n'applaudit plus, mais rien. Il remet ça au Giro de cette année, est contrôlé positif. Chômage. Leblanc qui lave plus blanc (ou qui le prétend) n'avait rien vu. Une voiture bourrée de médicaments, quand même.

Les cyclistes "propres" des années 2000 vont beaucoup plus vite que les cyclistes "sales" des années 90. Ca sert à quoi de se doper alors ? Leblanc, les journalistes qui suivent l'événement, les directeurs sportifs et même les pouvoirs publics nous prennent-ils pour des cons ?

Dernier exemple, Simoni. Il survolait le Giro le mois dernier ; bon grimpeur. On en fait l'un des principaux rivaux d'Armstrong. Patatras. Simoni est largué par des sprinters en montagne. Il se traine sur les cols et dans les profondeurs du classement. La fatigue ? Oui, la fatigue.

A lire, Les Alpes à la vitesse d'une moto ? Bizarre... d'Antoine Vayer.

Cette fois, c'est la bonne. Les vacances.

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