24.3.03

carnet de campagne

Cela fait trois jours que les media nous annoncent la chute de Oum Kasr, ville portuaire modeste de 45000 habitants (avant bombardements). La coalition américano-britannique y buterait encore sur des poches de résistance, elle essuierait des tirs francs de francs-tireurs ; Oum Kasr n'a pas vraiment chuté quoi ! L'armée de la coalition continue pourtant sa progression sur Bagdad, elle a contourné Bassorah (puisqu'elle n'a pas su venir à bout d'Oum Kasr, elle a préféré éviter la gigantesque Bassorah -- 2 millions d'habitants --, comprend-on). Mais pas vraiment : on nous annonce par ailleurs que Bassorah est sous le feu de combats qui oppose la coalition à une "résistance sporadique". Des militaires américains sont morts, d'autres ont été faits prisonniers ; "c'est la guerre" comme on dit "on ne fait pas d'omelettes sans casser d'oeufs", pour reprendre la rhétorique fataliste de l'état-major américano-britannique voulant justifier, il est vrai, la mort des civils irakiens.

Comme pour légitimer une guerre qui subrepticement s'enlise, les forces américaines "ont découvert ce qu'elles pensent être une 'énorme' usine d'armes chimiques près de Nadjaf" (Reuters). On n'en sait pas vraiment plus. On attend de voir. On éteint la télévision.


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